Salam Mandela,
Mais Boy yow, danga tiit wala ?
1- Il est vrai qu'un féru de qch sacrifie d'autres choses parce qu'il n'y trouve pas d'intérêts. Mais les éleveurs, aussi passionnés soient-ils, savent que l'humain est au-dessus de tout.
Il faut avoir la tête sur les épaules, "il y a un temps pour tout". Si cette maxime est appliquée, jamais rien ne sera sacrifié.
2-
a) Personnellement le gain que j'ai eu est l'élargissement de mes relations et surtout de mes connaissances sur les moutons, les pratiques d'élevage, les lignées. Certains éleveurs en sont arrivés à une relation de fraternité et amitié sincères, leurs épouses se connaissent et se fréquentent. Ils sont devenus une fratrie.
A chaque rencontre, on découvre, on apprend et surtout on relativise. Surtout en rencontrant les éleveurs qui ont capitalisé bcp d'expérience, fruit de longues pratiques.
Par exemple, aujourd'hui dans les recherches sur l'évolution du ladoum, je découvre des éleveurs qui parviennent à produire des mastodontes. Certains en métissant, d'autres en ne travaillant qu'avec du "pur sang". Ma certitude était que seuls les produits issus du métissage peuvent avoir certaines mensurations. Et bien non ! Thiandella, Boy Serer, Boultoud, le mâle de M. Thiam à Amitié, il y en a d'autres, sont des "pur sang". Il faut trouver le chemin pour y arriver. J'avais pensé qu'on était arrivé à saturation et que pour retrouver des sujets extraordinaires comme Ibou Kébé, Birima, il faut apporter du sang neuf.
Il faut se lancer dans l'histoire, connaître la généalogie de nos sujets pour pouvoir travailler. Nous, nouveaux éleveurs, devons rencontrer les anciens, grands éleveurs, pour leur arracher leurs connaissances. Il faut connaître l'origine des sujets. C'est très important.
b) Dans les relations humaines, j'ai aussi découvert des faussaires

. Pour vendre leurs produits ou leur accorder de la notoriété, ils sont prêts à tout :
- accorder la paternité d'un sujet à un autre qui est très coté ;
- vendre un sujet avec des défauts sans les déclarer ;
- et d'autres choses encore.
Wa salam
