INTERVIEW DU MOIS : Dr Diallo

DR DIALLO : « Il y'a des éleveurs avec des moyens modestes qui possèdent un élevage exemplaire.»
C'est encore sur les routes de THIES que LADOUM.SN s'est aventuré ce mois ci. Au gré de cette aventure nous sommes tombés sur un des plus grands éleveurs-véterinaires du monde de l'élevage ladoum. Dr Diallo n'a pas hésité à se confier à notre équipe et très altruiste il partage son expérience de l'élevage avec les ladoumaunotes.
Bonjour Mr DIALLO comment vous vous présentez ?
Je suis âgé de 45 ans , aviculteur, éleveur de moutons de bovins et de chèvres, docteur vétérinaire privé depuis 1995 à THIES. Je suis sorti de l’EISMV en 1992
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui voudraient pratiquer votre métier ?
Le conseil que je leur donnerai c’est de la faire avec vocation et de faire le maximum de pratique c'est-à-dire entrer dans les structures dès la première année. Mais surtout je leur recommanderais de suivre ce qui se fait sur le terrain.
Quel a été votre premier contact avec les moutons ?
Mon tout premier contact remonte à mes études primaires, je m’occupais avec mon père d’un petit cheptel de 3 moutons qui étaient exploité pour les fêtes de TABASKI
Pourquoi avoir choisi votre domicile pour installer votre bergerie ?

L’élevage à commencé ici à la maison , à THIES la sécurité est meilleure dans les quartiers populaires. Je suis également aidé par mon jeune frère qui est en permanence à la maison.
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l'élevage de moutons et de la race LADOUM en particulier ?
L’élevage du mouton est avant tout une passion, je l’allie avec un peu de rentabilité, l’expérimentation génétique et médicale mais aussi la recherche d’une souche personnelle.
Est-ce un métier ou un hobby, ou les deux ?
Je considère qu’il ya deux types d’éleveurs :
Ceux qui cherchent à gagner de l’argent
Ceux qui cherchent à avoir un produit de meilleure qualité.
Est-ce difficile de gérer un élevage?
Oui, si on a pas les connaissances requises sur l’élevage de mouton surtout pour les aspects relatifs à l’alimentation.
Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir éleveur de LADOUM?
Avoir le temps nécessaire d’observation, cela permet de rectifier rapidement les erreurs pouvant aboutir à la perte d’un sujet.
Quelles sont les différentes étapes que vous avez traversées pour constituer votre cheptel ?
J’ai débuté avec un mâle métis en 1992 , la même année j’ai fais l’acquisition d’un champion de race « pure » que j’ai croisé avec des touabirs, les premiers produits sont vendus. Puis j’ai repris avec des Bali bali femelles croisées avec des mâles ladoums, ces produits aussi je les ai vendu intégralement. Aujourd’hui j’ai des femelles plus ou moins croisées qui seront mis avec des mâles sélectionnés.
Quels sont vos objectifs dans l’élevage ?
Je souhaite avoir deux types de produits qui répondent aux critères de ladoum, avec des performances métissées.
Ladoums et pendeloques qu’est ce que cela vous inspire ?
Il s’agit tout simplement d’un choix que les éleveurs doivent prendre et même aller plus loin en sélectionnant des types et des sous types dont les caractères sont maitrisés.
Quelle est la place de THIES dans l’élevage au Sénégal?
C’est l e berceau de la race ladoum. Cette ville possède une certaine diversité et une certaine connaissance.
Quels sont les moutons (mâle et femelle) qui vous ont le plus marqué dans votre élevage?
La grande femelle de Younouss et la mère de Battling qui appartenait à Talla Touré furent des sujets qui m’ont beaucoup impressionné.
Comment alimentez-vous vos moutons ?
L’aliment de base est la paille ou fane d’arachide, ensuite je les accompagne avec des aliments complémentaires à base de céréales locales et aliments du commerce.
Pensez vous que les moyens sont déterminant dans la réussite d’un élevage ?
NON. A THIES il ya des éleveurs avec des moyens modestes qui possèdent un élevage exemplaire. Il existe aussi des éleveurs qui ont investis pour arriver à de bons résultats.
Quel est votre point de vue sur l’élevage actuel au SENEGAL ?
L’élevage de LADOUM est un élevage de prestige qui ne parviendra jamais à régler les problèmes alimentaires ou de couvertures des besoins en protéines. L’aviculture est prometteuse si on développe la reproduction.
Que deviendra le LADOUM dans 10 ans ?
Il y’aura des éleveurs qui feront toujours cet élevage quelle que soit la situation, certains vont quitter par découragement, d’autres vont rentrer par espoir.
Quel est votre idéal de mouton, comment choisissez vous votre géniteur et les femelles ?
Mon choix se fera sur descendance, les meilleurs géniteurs donnent les meilleurs produits, ensuite la forme de la tête et une bonne ossature, une robe claire de préférence, un port de corne conséquent. Un adulte mâle devra avoir au moins 105 cm au garrot.
Qu’est ce que vous conseillez aux jeunes éleveurs ou débutants?
Apprendre à connaitre les moutons de bien gerer l’alimentation de surveiller la reproduction mais aussi une bonne prophylaxie.
Quel est votre avis sur le site www.ladoum.sn et à quel rythme vous le consultez ?
Je le consulte rarement, mais les éleveurs sont unanimes sur son importance , il permet de remonter la généalogie de certains spécimens.




















Commentaires
bjr grand éleveur !
je suis tout à fait d'accord avec toi !mais je pense kil faut utiliser les qualités maternelles de nos brebis ladoums comme mére porteuse pour le croisement par exemple kan on croise avec lé azawaks(g pa di tchiadien ni bali bali )c parskil ont une brosse carcasse et dfois plus lourd ke nos ladoums dans ce cas au lieu de faire bélier ladoum et brebis azawaks(pas de qualités maternelles), mieux vaut croiser bélier azawak et brebis ladoums
-quand on utlise un mâle ladoum, il peut transmettre ses qualités en saillant plusieurs femelles touabir par exemple alors qu'une femelle ladoum ne s'accouplerait qu'avec un mâle. le premier cas est plus avantageux.
_quand on a une femelle ladoum, si on la met avec un ladoum on aura 100% ladoum alors qu'avec un touabir on aura seulement 50% ladoum et 50% touabir. Donc on perd dans ce cas.
C vrai que l'on croise à doite et à gauche mais les béliers avec lesquels on travaillent sont tjrs des "pur sang" !!!! ?? pourkoi on fait pa le contraire c à d : bélier touabir,azawak ou bali bali avec des brebris ladoum????
Contester l'existence de la race ladoum, alors qu'on en cherche pour croiser, ne profitera pas à l'élevage. Cette race existe bel et bien.
Comment est elle venue? Le temps nous édifiera.
si le produit est une agnelle, si on croise avec un ladoum (sans consanguinité), le produit obtenu à la deuxiéme génération devrait être plus satisfaisante parce qu'il plus de sang ladoum (75%).ça aussi, ça fait jubiler les croisements.
PS "... la même année, j'ai fait l'acquisition d'un champon de "race pure"" (Dr Diallo)
Les débutants comme moi ont besoin des avis des grands éleveurs sur des questions brûlantes.
Merci encore à Ladoum.sn et à tous les ladoumonautes.
Content de retrouver mon site préféré.
Très grand merci à Ladoum.sn.
1- Cette interview pose la problématique du métissage comme moyen d'obtention des sujets de qualité exceptionnelle. Faut-il métisser ou pas ? Dr DIALLO répond par l'affirmative, cependant, il faut maîtriser le procédé de métissage (sélection rigoureuse à mener).
Deux objectifs que le Dr DIALLO se fixe : "Je souhaite avoir deux types de produits qui répondent aux critères de ladoum, avec des performances métissées." Ce serait bien qu'il nous précise les deux types dont il parle.
Le commentaire de Abou KANE posté par Nourou nous donne des éléments encourageants, mais surtout je retiens qu'il faut un "métissage méthodique". Il y a une feuille de route à dérouler dans le métissage, il ne faut pas brûler les étapes.
on voit bien que le ladoum n'est pas descendu du ciel. c'est le résultat d'une selection à base de touabeir
bravo et courage
je pense que seul les passionné survivrons dans le temps
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